Message du Professeur BACIN

concernant le rétinographe

Rétinographe avec l'image de l'oeil sur l'écran, permettant les agrandissements.

Mélanome choroïdien

Dégénérescence maculaire liée à l'âge

Rétinopathie diabétique proliférante compliquée

Depuis le milieu du 19ème siècle, les médecins savent examiner la rétine et ses vaisseaux à travers les parties transparentes du globe oculaire. À l'époque, ils utilisaient un miroir, une loupe et la lumière d'une lampe à alcool. Très rapidement, ils ont découvert et décrit des maladies de la rétine et du nerf optique responsables de la perte de la vision et également les complications oculaires de maladies générales comme le diabète, l'hypertension artérielle, les maladies du sang. L'examen du fond de l'œil est ainsi devenu un temps indispensable de la consultation ophtalmologique. A l'époque, on ne savait pas photographier le fond de l'œil et on demandait à des artistes de dessiner en couleur ces anomalies du fond de l'œil. Ce n'est que vers 1930 qu'on a pu disposer de caméras permettant de photographier la rétine et la tête du nerf optique, qu'on appelle rétinographes.

 

Depuis, au fil des décennies, de nombreux appareils de plus en plus performants ont été mis au point pour examiner la rétine avec plus de facilité et de précision. L'examen du fond de l'œil est resté cependant un examen difficile pour l'ophtalmologiste et pénible pour le patient. Un examen complet de la rétine ne pouvait se faire qu'après une dilatation de la pupille (mydriase) à l'aide de collyres spécifiques. Ceux-ci troublent la vue pendant 15 à 20 minutes et peuvent empêcher la conduite automobile. La rétine ayant la forme des 2/3 d'une sphère, il est facile d'observer la partie située dans l'axe de l'œil, mais bien plus délicat d'étudier ce qu'on appelle la périphérie, qui est toute la partie qui s'éloigne de cet axe. Pour cela, il faut souvent utiliser un verre de contact que l'on va poser sur l'œil anesthésié par collyres. La participation active du patient est requise et ces gestes peuvent quelquefois entrainer de petits malaises.

 

Le développement des rétinographes avec flashes a été stimulé par la pratique répandue depuis les années 1970 de l'angiographie rétinienne à la fluorescéine qui permet d'examiner les vaisseaux de l'œil après une injection de ce colorant.

 

Depuis lors, les performances des rétinographes ont été améliorées de façon radicale et permettent l'imagerie sans contact, sans mydriase, le contrôle électronique de l'éclairage (peu d'éblouissement), l'alignement automatisé de l'œil (plus de netteté) et la prise d'images digitales à haute résolution ainsi que la photographie de surfaces « grand angle » c'est-à-dire très étendues de la rétine. Ces améliorations on fait de la rétinographie moderne un examen standard pour documenter les maladies de la rétine et de toute la partie postérieure de l'œil. Ces images, en particulier le grand angle permettent aux soignants de découvrir, d'établir le diagnostic, de documenter, de surveiller et de traiter des maladies qui peuvent débuter en périphérie (exemple: les cancers de l' œil) et qui peuvent ne pas être reconnues en utilisant les méthodes habituelles.

 

La simplicité d'utilisation de ces appareils permet le dépistage parmi des populations nombreuses ou à l'inverse dans des régions reculées, grâce à la télémédecine, car les images peuvent être transmises par l'internet à des centres d'interprétation qui enverront les résultats aux médecins en charge des patients.

Les rétinographes constituent un grand progrès dans le diagnostic et les traitements des maladies de l'œil. Généraliser leur utilisation sera un grand bénéfice pour les patients de tous âges.

 

Professeur F. BACIN

Membre du Conseil Scientifique de l'ANPACO

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