top of page

Témoignage #131

28 mai
2 min de lecture

En 2019, suite à des phosphènes persistants (bulles lumineuses cerclées et autres figures lumineuses, y compris les yeux fermés), je consulte l'ophtalmologue qui me suit depuis quelques années . L'examen clinique, dont un fond d'œil réalisé, ne décèle rien de particulier. Étant une grande migraineuse , l'ophtalmologue en conclut qu'il s'agit d'auras visuelles de migraine (ce qui m'arrive parfois) et en reste là. Je prends donc en compte ce diagnostic.


Les phosphènes vont et viennent , puis persistent et s'amplifient dans les mois suivants, nous rentrons en confinement suite au covid, mon compagnon médecin généraliste s'alerte et m'oriente sur une neuro-ophtalmologue. J'obtiens un rdv rapidement, ce médecin me fait un fond d'œil et le verdict tombe : il y a une lésion . S'ensuivent quelques examens d'imagerie en ville qui confirment un mélanome choroïdien de grande taille. Je suis alors immédiatement prise en charge par l'Institut Curie à Paris avec efficacité, gentillesse et super professionnalisme. J'enchaîne opération pour pose de clips afin de délimiter la tumeur , puis séances  de protonthérapie sur le site d'Orsay. 


Par chance , ce traitement fut efficace pour moi mais la tumeur n'a commencé à régresser qu' environ 10 mois après le traitement ; à ce jour , soit 4 ans et demi  après le traitement de protonthérapie, les médecins parlent de lésion "cicatricielle" qu'il faut bien sûr continuer à surveiller. J'effectue maintenant mes contrôles à Curie tous les 2 ans, avec rdv chez l'ophtalmologue en ville tous les 6 mois. La surveillance hépatique étant extrêmement importante , je réalise tous les 4 mois une échographie de contrôle qui pourrait détecter d'éventuelles métastases au niveau du foie et permettre une prise en charge rapide .


Je ne remercierai jamais assez cette neuro-ophtalmologue qui m'a "sauvé la vie" en posant un bon diagnostic, ainsi que la prise en charge exceptionnelle de l'Institut Curie .


Cette erreur de diagnostic initial me laisse tout de même un goût amer, l'information sur cette pathologie rare est-elle suffisamment relayée auprès des ophtalmologues en ville, je me pose la question...


L.T.

 
 
 

2 commentaires


Invité
01 juin

Oui, vous pouvez-vous poser la question car, effectivement, l'information auprès des spécialistes en ville est insuffisamment véhiculée....

J'aime
Invité
02 juin
En réponse à

S'il n'y avait que les spécialistes. Je ne compte plus les médecins auxquels j'ai transmis l'information, an leur délivrant les quelques pages éditées sur le site de l'Institut Curie. Dernière anecdote à ce sujet: lors de ma dernière échographie (pour suivi d'un mélanome uvéal sur l'ordonnance) le radiologie m'a demandé quand je devais revoir mon dermatologue ! il y a du travail !

J'aime
Copyright © ANPACO 2026 | Mentions légales | Création Guillaume Suarez 1formatiK
avec les documents transmis par Mme Dellis, Présidente de l'association
  • Facebook Social Icon
bottom of page